Délai de déclaration d’un sinistre : ce que vous devez savoir

par | Oct 6, 2025 | ISM38

En cas de dégât des eaux, d’incendie, de vol ou d’accident de voiture, respecter le délai de déclaration est indispensable pour bénéficier d’une prise en charge.

Ces délais, fixés par le Code des assurances et rappelés dans chaque contrat, conditionnent la rapidité de l’indemnisation et le maintien de vos garanties. Découvrez dans cet article :

    Un papier de déclaration de sinistre

    Comprendre le délai légal de déclaration d’un sinistre

    Le Code des assurances (notamment l’article L.113) impose un délai légal pour déclarer un sinistre. En règle générale, l’assuré dispose de 5 jours ouvrés pour une déclaration de sinistre habitation (incendie, dégât des eaux, bris de glace).

    Le délai commence à courir à partir de la connaissance du sinistre, et non de la date exacte de l’événement. Cette distinction est essentielle lorsque le dommage n’est pas immédiatement visible.

    Chaque contrat d’assurance peut également prévoir un délai fixé différent. Vérifiez vos conditions générales pour éviter tout retard de déclaration qui pourrait causer un préjudice et entraîner une réduction des garanties.

    La notion de délai fixé par le contrat d’assurance

    Le contrat précise les délais de déclaration que l’assuré doit respecter. Ils varient selon le type de sinistre et sont exprimés en jours ouvrés.

      • Un retard de déclaration expose l’assuré à une réduction ou à une déchéance de garantie.

      • En cas de litige, le délai de prescription prévu par le code civil peut s’appliquer.

    Les règles générales du Code des assurances

    La règle de base est claire : 5 jours ouvrés pour une déclaration classique (incendie, dégât des eaux). Mais il existe des exceptions :

      • 2 jours en cas de vol, cambriolage ou acte de vandalisme

      • 30 jours en cas de catastrophe naturelle ou technologique, dès la publication de l’arrêté interministériel au Journal officiel

    Ces délais s’imposent à toutes les compagnies d’assurance et doivent être respectés par l’assuré.

    Le point de départ du délai de déclaration

    Le délai ne commence pas à la date du sinistre mais au moment où vous en avez connaissance.
    Exemple : si une fuite d’eau se révèle plusieurs jours après un dégât des eaux, le délai débute à la date de découverte.

    Informer rapidement son assureur par téléphone, espace en ligne ou courrier recommandé reste la meilleure façon d’éviter une déclaration tardive.

    Les délais spécifiques selon le type de sinistre

    Chaque type de sinistre obéit à ses propres règles de déclaration. Les délais doivent être strictement respectés pour garantir la prise en charge.

    Vol ou cambriolage : 2 jours ouvrés maximum

    La déclaration doit être faite sous 2 jours ouvrés et accompagnée d’un dépôt de plainte. Ce document justifie votre demande auprès de l’assureur et conditionne l’indemnisation.

    Incendie, dégât des eaux ou dommage matériel : 5 jours ouvrés

    Pour un incendie, un dégât des eaux ou un dommage matériel, le délai est de 5 jours ouvrés.

    Il faut joindre tous les justificatifs (photos, factures, témoignages) pour prouver les dommages causés et faciliter le passage de l’expert d’assurance.

    Catastrophe naturelle ou technologique : 30 jours après publication de l’arrêté

    Lorsqu’un sinistre est lié à une catastrophe naturelle (inondation, sécheresse, tempête) ou à un accident technologique, le délai est de 30 jours après la publication de l’arrêté interministériel.

    Cette reconnaissance officielle permet d’activer la garantie catastrophe naturelle prévue dans les contrats.

    Accidents corporels et auto : délais variables

    En cas de sinistre automobile ou d’accident de la route, le délai est souvent de 5 jours ouvrés, mais certaines compagnies imposent un délai plus court.

    Pour un accident corporel, il est nécessaire de fournir un constat amiable ou un certificat médical. Ces documents permettent de justifier la gravité du dommage et d’accélérer l’indemnisation.

    Conséquences en cas de retard ou de fausse déclaration

    Un retard de déclaration ou une fausse déclaration peut avoir des conséquences graves :

      • Réduction ou suppression de l’indemnisation

      • Déchéance de garantie

      • Dans certains cas, annulation du contrat et action en justice

    Même en cas de force majeure, l’assuré doit prouver son impossibilité à respecter les délais.

    La déclaration tardive et le risque de déchéance de garantie

    Un délai non respecté peut entraîner la déchéance de garantie : l’assureur refuse alors de couvrir les dommages.
    Seules des circonstances exceptionnelles, dûment justifiées, peuvent permettre d’éviter cette sanction.

    Les recours possibles en cas de refus d’indemnisation

    Si l’assureur prononce un refus d’indemnisation, l’assuré peut :

      • Contester la décision auprès du service réclamation
      • Saisir le médiateur des assurances

      • Engager une action en justice pour faire valoir ses droits

    Les sanctions liées à une fausse déclaration intentionnelle

    Une fausse déclaration volontaire est considérée comme une fraude. Elle peut entraîner :

      • La nullité du contrat
      • L’obligation de rembourser les indemnités perçues

      • D’éventuelles poursuites pénales

    Suivre l’indemnisation après la déclaration

    Une fois la déclaration transmise, l’assureur ouvre un dossier et mandate si besoin un expert d’assurance. La qualité des preuves et le respect des délais influencent la rapidité de l’accord d’indemnisation.

    Les délais moyens d’indemnisation selon le sinistre

      • 30 à 60 jours en moyenne pour un sinistre courant

      • Moins de 30 jours pour un bris de glace ou un petit dégât des eaux

      • Plus longs pour un incendie ou une catastrophe naturelle, en raison des expertises nécessaires

    Le rôle de l’expert d’assurance dans l’évaluation des dommages

    L’expert évalue la cause du sinistre, la gravité des dommages et la valeur des biens. Son rapport conditionne la prise en charge et le montant de l’indemnisation.

    En cas de désaccord, l’assuré peut demander une contre-expertise.

    Comment ISM 38 peut accompagner les assurés après un sinistre

    Après un sinistre, il est fréquent de se sentir dépassé. ISM 38, basé à Grenoble et actif dans toute l’Isère, vous accompagne dans la gestion complète du sinistre :

      • Mise en sécurité des lieux

      • Décontamination et nettoyage spécialisé

      • Rénovation grâce à son partenaire Déco38

    Agréée par de nombreuses compagnies d’assurance, ISM 38 facilite la constitution de votre dossier de déclaration et vous aide à accélérer l’indemnisation.

    Le respect du délai de déclaration est la clé d’une indemnisation rapide et complète. Plus la déclaration est documentée (photos, factures, témoignages) et transmise tôt, plus le traitement du dossier est fluide.

    Victime d’un dégât des eaux, d’un incendie ou d’un vol en Isère ? Contactez ISM 38 dès maintenant pour bénéficier d’un accompagnement expert, de la sécurisation des lieux à la rénovation finale.

    FAQ

    Quels sont les délais spécifiques selon le sinistre ?

    • Vol, cambriolage, vandalisme : 2 jours ouvrés avec dépôt de plainte obligatoire

    • Incendie, dégât des eaux, bris de glace : 5 jours ouvrés

    • Accident de voiture, accident de la route : en moyenne 5 jours ouvrés, parfois plus court selon le contrat d’assurance auto

    • Catastrophe naturelle ou technologique : 30 jours après la reconnaissance officielle de l’état de catastrophe

    Que faire en cas de retard de déclaration ?

    Un retard de déclaration peut entraîner une déchéance de garantie et un refus d’indemnisation. Si le retard est dû à un cas de force majeure, il doit être justifié (témoignages, certificats, documents officiels). 

    En cas de refus, l’assuré peut saisir le service réclamation, le médiateur des assurances ou engager une action en justice.

    Quels documents sont nécessaires pour la déclaration ?

    Selon le sinistre, il faut préparer et joindre :

      • Un constat amiable (accident de voiture, accident de la route)

      • Un dépôt de plainte (vol, cambriolage, vandalisme)

      • Des photos, factures ou tout justificatif prouvant les dommages causés

      • Une lettre recommandée ou une lettre de déclaration détaillant la situation

    Ces preuves facilitent l’évaluation par l’expert d’assurance et accélèrent la prise en charge.